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Romain Gary de Wilno à la rue du Bac

Article du 11 février 2010, publié par PO (modifié le 11 février 2010 et consulté 1060 fois).

Romain Gary de Wilno à la rue du Bac vient d’être publié aux éditions Actes Sud. Jean-Marie Catonné a par ailleurs été l’invité de l’émission consacré à Romain Gary dans 2000 ans d’Histoire sur France Inter.

Jean-Marie Catonné : Romain Gary de Wilno à la rue du Bac

(présentation de l’éditeur)

Cinq identités, deux prix Goncourt et mille tragédies. Menteur magnifique, Romain Gary fut le romancier virtuose et désespéré de sa propre vie, déroutant tous ceux qui ont tenté de reconstruire son identité, comme si "Gary" pouvait être identique à lui-même. Comment établir la vérité d’un homme qui s’est efforcé, sa vie durant, à nier la réalité et vécut un destin d’exception dont il s’est ingénié à brouiller les pistes ? Immigré juif, aviateur, compagnon de la Libération, écrivain polyglotte, diplomate, époux de Jean Seberg, autant de personnages dont il réécrit les rôles jusqu’à donner vie à un double qui le menaça d’élimination. Les écrivains par définition ont une existence essentiellement littéraire, vouée à l’écriture. La vie réelle est dans leur oeuvre, et celle de Gary fut d’abord l’oeuvre d’un romancier à l’imagination extravagante, né de ses fictions, à l’origine de son propre mythe. On m’avait fait une "gueule", se plaindra-t-il dans Vie et mort d’Emile Ajar, oubliant qu’il avait beaucoup contribué à la façonner. Jean-Marie Catonné s’interroge sur la signification de ces nombreuses affabulations. Pourquoi s’est-il choisi une ascendance tartare, laissant courir le bruit qu’il était le fils d’Ivan Mosjoukine ? Pourquoi Gary a-t-il toujours affirmé n’être qu’à moitié juif, prétendu n’avoir jamais connu son père, ou prêté à sa mère une chimérique carrière théâtrale ? Qui se cache derrière tous ces pseudonymes dont le premier, Gary, devint son nom officiel, puis Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat, Tonton Macoute, jusqu’à inventer Emile Ajar, ultime avatar de Romain Kacew, qui détruisit sa légende ?


2000 ans d’Histoire, jeudi 4 février 2010

« L’homme n’a qu’une vie, mais il est fait pour la vivre au moins deux fois. » Romain Gary

Ce n’est qu’après sa mort en 1980 qu’on a su que était l’auteur d’un de ses romans les plus célèbres. Quand La Vie devant soi avait reçu le prix Goncourt en 1975, il était signé Emile Ajar. Et personne, à part une poignée d’initiés ne savait qu’il avait été écrit par Romain Gary qui avait trompé à la fois le jury du Goncourt qui ne peut être attribué deux fois au même auteur, et les critiques littéraires qui encensaient Emile Ajar en même temps qu’ils éreintaient Romain Gary sans savoir qu’il s’agissait d’un seul et même auteur. « L’homme n’a qu’une vie, mais il est fait pour la vivre au moins deux fois » avait dit un jour cet écrivain déroutant qui fut aussi pilote de guerre, diplomate, et l’époux de l’actrice fétiche de la Nouvelle Vague. Jean Seberg dont le suicide a précédé de 15 mois celui de Romain Gary.

Pour écouter l’émission :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/index.php?id=87994

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