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Cela me désespère, ce crayon figé

Travaux de l’Atelier d’écriture, 2010/11

Article du 15 juin 2011, publié par PO (modifié le 15 juin 2011 et consulté 264 fois).

Quelques textes en vrac...


Moi et les Autres ?

Problème ?

Moi, c’est d’abord moi, et ensuite les autres.

J’ai raison car je suis seul à penser selon moi et d’après moi, les autres ont tort car ils sont tous d’accord ! Mais dans ma tête, plus je suis complexe dans mes pensées, moins j’ai tort.

Moi, je pense comprendre le monde, les rouages intimes, le ficelage mystérieux des êtres et des choses.

Je pense tout voir et tout comprendre. Je pense tout observer.

Les autres sont évidemment imbéciles, leurs raisonnements absurdes et leur vision du monde plutôt floue voire opaque.

Solution ?

« Moi et les autres », la solution ou du moins une des nombreuses solutions c’est sans doute le recul, l’objectivité. Et peut-être avant tout, le respect des autres.

Il faut éviter la prétention et le nombrilisme.

Il faut construire une pensée et ne pas imposer la sienne, le but est de ne pas chercher à avoir raison mais bien de chercher la raison à cet abîme séparant Moi et les Autres, ma pensée et leurs idéaux.

Koya

+++

Briser l’éclair translucide et livide d’un monde virtuel.

Un écran illuminé est la lumière multicolore de la vie, brillant dans un tableau sordide.

Non ! La vie est la lumière qui luit dans les abysses profonds de notre tourment libéré.

Lumière, voilà un mot étonnamment opaque comme l’écran infini dévoilant l’intimité d’un monde.

Ton sourire briserait cet écran, le fracassant et laissant les morceaux pointus à la portée de petits pieds d’enfant.

Souris-moi et aime-moi.

Koya

+++

Humeur

Vous partez le matin avec des écouteurs dans les oreilles, innocemment, vous descendez les escaliers pour entrer dans le métro, vous passez votre ticket et là vous entendez le wagon arriver.

Vous vous dépêchez, quitte à courir pour descendre les marches, encore plus vite et rejoindre le quai. Là, à la dernière minute, cric crac, une entorse ! Et me voilà avec des béquilles pendant quinze jours. Il y a des avantages et bien sûr beaucoup d’inconvénients. Vous pouvez prendre l’ascenseur au lieu de monter les cinq étages par l’escalier commun, vous passez en priorité pour la cantine mais au bout de deux jours vous avez des ampoules et des crampes aux mains !

Et surtout la question que tout le monde pose : je peux les essayer ? BRRRR et moi, je n’arrive pas à dire non !

Un petit conseil dans le métro : prenez votre temps dans les escaliers. Car sinon vous le regretterez !

Eva

+++

Lettre à un inconnu

Toi qui me lis,

Sache que je rêve de réalité. Juste un jour au moins.

Que tous les masques tombent ! Que toutes les personnalités soient enfin dévoilées ! Que plus personne ne se fige dans un protocole !

Bien sûr, ce n’est qu’un rêve ! Le monde est plein de ces habitudes ! Comme figé !

Bien courageux celui qui voudra en sortir ! Que tout cela commence avec toi ! Sois toi-même et tu n’auras plus peur du regard des autres ! Débarrasse-toi aussi des idées toutes faites, évite les préjugés ! Cela ne pourra que t’aider.
Et même si, au début c’est difficile, oublie tout ce qu’on peut te reprocher et continue d’être toi !

Et surtout n’oublie pas de rêver de réalité !

Iris

+++

Feuille blanche

Je ne sais quoi écrire. Cela me désespère, ce crayon figé, d’habitude mon ami, cette feuille blanche me regarde aujourd’hui avec un sourire ironique.

Mon esprit fait des nœuds, mes doigts se crispent, j’ai chaud.

Pourtant certains jours, ma main ne peut s’arrêter, mon stylo glisse sur la feuille assoiffée d’encre, comme dans une course folle.

Suis-je triste, fatiguée, excitée pour que mon stylo se fige ? Les symptômes réapparaissent. Et puis soudain, l’inspiration revient, tel un battement de cœur qui s’en va et revient…

Naama

+++

Plouf !

Jette-toi à l’eau ! Tout le monde crie cela ! Pourquoi ? Ils m’embêtent avec tout ça ! Je n’aime pas l’eau et puis c’est tout. Je regarde en bas vers le fond, j’ai le vertige. Je sens une main dans mon dos et puis j’arrive dans l’eau, me débats et coule. J’entends le rire des personnes qui sont là, à la surface et je veux me battre, leur faire voir que je peux et veux y arriver.

Je remonte et commence à nager. Bien sûr, je n’ai pas la technique.

Mais je commence à aimer cela. Je continue et j’arrive au bout du bassin.

Je suis fière de moi à présent, et je regarde les autres avec défi.

Grandir, c’est cela, se dépasser, surmonter une épreuve.

Ludmila

+++

Bye-bye !

Je quitte l’École alsacienne

Je quitte Paris

C’est un changement de vie

Pour aller à Columbia

Je vais quitter l’EA

Je quitte Paris

Et je quitte mes amis Ouin

Je me sens sur la banquise

Et mon cœur se brise

Tout va se casser

Tout va se briser

C’est la vie

J’ai compris

Mais je vais à New York à Manhattan

A Central Park

Voir l’ Empire State Building

Et goûter des puddings

Finalement, I’ m very happy

To go to New York

It’s amazing !

René

+++

Les personnages qui ont construit notre enfance

La Belle au bois dormant, Blanche Neige, Cendrillon…

Sans ces personnages, vous ne seriez pas ce que vous êtes aujourd’hui. Grâce à eux, vous ne seriez pas en train de passer trois heures devant la glace ou à vous entrainer à chanter avec votre brosse comme micro. Sans eux, vous ne passeriez pas beaucoup de temps dans les cabines d’essayage pour savoir quelle robe prendre pour ce soir ! Vous avez toujours rêvé de rencontrer votre prince charmant et de le séduire en chantant ou en dansant !

On a toujours rêvé d’être princesse un jour dans notre vie mais maintenant c’est fini ! On a grandi à l’extérieur mais à l’intérieur, ils sont toujours là, ces personnages qui ont construit notre enfance !

Eva

+++

Sœur

Ce mot seul fait frissonner

On sait qu’Elle est là

Tapie dans l’ombre

Prête à se mettre à pleurer, à vous énerver

A vous embêter

Et puis, ça y est, vous craquez

On ne peut résister

A l’envie de la frapper, la faire s’en aller

Et puis on est grondé

Et encore plus énervée…

Noémie

+++

La Lettre que je n’ai pas écrite…

Cher Papou,

Tu me manques .Tu es parti trop tôt, et on m’a caché ta disparition pour ne pas gâcher mon anniversaire. O mon grand-père que j’aime tant, c’est toi que je préférais quand tu étais encore là. Même si tu étais malade, tu jouais avec moi, tu habillais mes poupées.

Mais tu es parti, tu m’as abandonnée, je n’avais que six ans… Mais où es-tu parti ? Un jour, je te rejoindrai et nous nous retrouverons et je serais heureuse !

Ta petite fille qui t’aime.

Noémie

+++

Mamily

C’est la grand-mère d’une amie

Un jour, elle m’a accueillie

Elle m’a dit de l’appeler Mamily

Elle a fêté mon anniversaire

Elle est comme une troisième grand-mère

Elle est un peu mélancolique

Elle a des yeux tristes,

Elle est angélique

Elle n’a pas les cheveux gris

Mais argentés

Ce n’est pas une grand-mère comme les autres sans vie

Au contraire c’est Mamily !

Noémie

+++

Qui es-tu toi que je ne connais pas ?

Qui es-tu ?

Je sais deux choses de toi, je sais que tu existes, je sais que tu es quelqu’un qui deviendra mon amie…Mais es-tu blonde, brune ou rousse ? As-tu les yeux verts, bleus ou noirs ?

As-tu la peau foncée ou clair ? As-tu des taches de rousseur ?

Es-tu grande, petite, mince ou grosse ? Je ne le sais pas, mais l’avenir me le dira.

Qui es-tu ? Je sais deux choses de toi ; je sais que tu existes, je sais que tu es quelqu’un qui deviendra mon amie…

Portes-tu un nom de fleur ? Rose, violette ou Mimosa ? Je ne le sais pas mais l’avenir me le dira…

Qui es-tu ? Je sais deux choses de toi ; je sais que tu existes, je sais que tu seras mon amie…

Douce, gentille ou colérique, patiente, rigolote, angélique ou petit diable ?

Je ne le sais pas mais l’avenir me le dira…

Mariam

+++

Qui es-tu ? Toi que j’ai rencontrée, tu m’as marquée. Comment as-tu fait ? Peut-être avec tes grands yeux verts, peut-être avec ton sourire enchanteur, je me souviens de toi, tu m’as marquée grâce à ta voix, grâce à tes mots.

Quand j’ai le plus besoin de toi, tu accours.

Je t’ai peut être marqué, moi aussi, avec mon sourire timide, mes yeux troublés ; c’est pour cela que nous sommes devenues amies. Nous nous complétons.

Et puis nos chemins se séparent, et je recommence à chercher.

Ludmila

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